Electronic

Interview : Zeds Dead

Nouvelle sensation de la scène internationale, Zeds Dead, c’est d’abord deux amis ayant grandi ensemble à Toronto. Mixant les influences pour créer une d’n’b riche et puissante, on a pu leur poser quelques questions après leur show de vendredi au Zig Zag. On en a profité pour parler du nouvel album, Northern Lights, de la création de leur label et de leurs projets futurs :

Salut Hooks ! Comment tu vas ?

Hooks : Hey ! Très bien merci !

Vous avez joué quelques concerts en France cet été, notamment les festivals d’été (énorme concert à Marseille). En quoi c’était différent de votre tournée actuelle ?

Hooks : Nous jouons presque exclusivement notre musique sur cette tournée, et en grande partie les chansons du nouvel album.

Vous aviez déjà sur ces concerts un visuel impressionnant, que vous avez encore re-travaillé. A quel point cet élément est important pour vous ?

Hooks : On veut créer une humeur, une atmosphère particulière, et les visuels aident beaucoup pour ça. C’est pour vous tirer hors de cette réalité.

Dans le documentaire LEAP, que vous avez réalisé avec Smirnoff, vous parlez de l’éclectisme que vous sentiez dans votre ville, Toronto. Comment pensez vous avoir exprimé cet éclectisme sur le disque ?

Hooks : C’est exprimé par la variété de genres et de styles musicaux. On adore faire des chansons qui ne rentrent pas dans des cases préconçues.

Une grande partie de votre tournée prend part aux US. Je me sens tristement obligé de t’interroger à propos des récentes élections. Comment tu penses que ça affectera votre vie d’artistes ? 

Hooks : Je ne sais pas vraiment, on verra, j’espère que ça se passera bien !

Quelle différence tu vois entre une tournée en Europe et aux Etats-Unis ?

Hooks : Faire une tournée en Europe est plus fatiguant, notamment à cause du jet lag, sans compter que les concerts sont généralement tard dans la nuit. Mais c’est quand même un plaisir !

Vous indiquez dans le documentaire que toi et DC venez de deux foyers ou la musique occupait une part importante. A quel point ça a été important pour votre carrière ?

Hooks : Difficile à dire, mais je pense que le fait que mon père chante, joue de la guitare, du piano, de la flûte etc… a eu un certain effet sur moi. Ainsi que tous les disques que j’ai entendu en grandissant. Au final je ne fais pas du tout la musique que j’entendais, mais peut être que ça m’a inspiré. Une chose dont je suis sûr c’est que mes parents m’ont encouragé à faire des choses plutôt que simplement être acteur constamment.

Vous avez récemment lancé votre propre label, Deadbeats, tu peux nous en dire quelques mots? 

Hooks : On avait envie de faire ça depuis très longtemps, ça semblait logique de le faire conjointement à la sortie de notre premier album. On vient aussi de sortir un EP de notre ami Nebbra, qui est d’ailleurs parisien, et qui nous accompagne sur la tournée. La prochaine sortie sera une compilation de plusieurs artistes.

Parlons un peu de Diplo et Mad Decent, puisque vous avez dit que l’EP Somewhere Else a été un moment important dans votre carrière. Comment cette relation avec lui et son label ont influencé votre disque ?

Hooks : Il nous a toujours soutenu. On a une chanson avec lui sur Northern Lights qui s’appelle Blame.

Dans cette actu chargée, vous venez également de sortir une vidéo pour le track Too Young, en feat avec Pusha T et Rivers Cuomo. Comment s’est passée la collaboration, et d’où vient l’inspiration pour la direction artistique du clip ?

Hooks : C’était inattendu, on était les premiers surpris ! La vidéo est basée sur les lyrics, elle parle du fait de vouloir être cool sur les réseaux sociaux. Elle envoie une pique à notre culture et notre époque.

Pour finir, est-ce qu’il y a une chose que vous voulez absolument faire en Europe pendant cette tournée ? 

Hooks : Je pense que je vais sûrement aller voir le Palais de Buckingham, et essayer de provoquer ces fameux gardes !

Merci à Hooks d’avoir pris le temps de nous répondre.

Dernier album Northern Lights disponible.

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