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Interview : Antigone

Jeune pointure de la scène techno française, Antigone est l’un de ces artistes dont la réussite ne se limite pas à l’hexagone. Du Berghain au Fuse, en passant par le Trésor ou encore le Rex, Antigone est aujourd’hui un producteur reconnu à travers le monde entier grâce à ses productions mélangeant subtilement nappes atmosphériques et rythmiques incisives.

A ton actif, plusieurs releases sur Token, Concrete Music, Dement3d, Taapion et plus récemment Pole Group. Avoir ton propre label est-il quelque chose qui t’attirerait ?

Antigone : Pour le moment… Pas vraiment. D’une part, je n’ai toujours pas trouvé l’artiste que j’aimerais sortir. D’autre part, je dois avouer que ça n’a jamais été quelque chose qui me donne envie car c’est trop de travail et d’organisation. Au final, j’aime produire de la musique, simplement. Mais qui sait ? Peut-être qu’un jour je changerai d’avis !

La scène techno actuelle ne cesse d’évoluer. Quels sont les artistes pour lesquels tu as le plus d’admiration ?

Antigone : La liste est longue… Mais si je devais vraiment choisir, je dirais Peter Van Hoesen et Reeko qui sortent de très belle productions, j’adore les textures qui se dégagent de leur son. Plus récemment, c’est le nouveau Kwartz qui m’a agréablement surpris !

« Dernièrement, je me suis même demandé si je n’allais pas me créer un nouvel alias propre au style ambient… »

Certaines de tes productions se rapprochent énormément de l’ambient comme le premier track Pagan Woman que tu as co-produit avec François X pour votre LP collaboratif We Move As One. Introduction ou réelle inspiration ?

Antigone : L’ambient est un style dont j’ai toujours été fan à vrai dire. Je passe une grande partie de mes journées à en écouter après mes sessions studio. Ça m’aide à me relaxer puis je dois dire que je suis très sensible à ce genre musical. D’ailleurs, j’essaye de m’en inspirer au maximum dans mes productions. En studio, je commence toujours par des longues recherches de nappes que je stocke ensuite pour les réintégrer à d’autres projets. Dernièrement, je me suis même demandé si je n’allais pas me créer un nouvel alias propre au style ambient…

Tu joues en live avec Unforeseen Alliance aux côtés de Birth Of Frequency, Voiski et Zadig. C’est quoi l’essence même de la formation ?

Antigone : En réalité, c’est un projet que l’on avait en tête depuis assez longtemps mais ça nous a pris du temps de nous rassembler, tous ensemble. Puis un jour Axel, qui gère le label avec Zadig, nous a booké pour une date à La Machine du Moulin Rouge bien qu’à ce moment le projet n’eut pas encore débuté ni même de nom. En réalité, c’est en partie grâce à lui que nous avons pu concrétiser ce projet… Pour ce qui est de l’organisation du live, chaque artiste a sa propre fonction : Voiski s’occupe des nappes et des basses mélodies, Birth of Frequency contrôle toute les séquences du live et l’envoi des effets, Zadig se charge de gérer les boîtes de rythme. Quant à moi, je m’occupe des mélodies hautes.

Cet été, ce sera la première fois que tu te produis en live au Weather Festival. Pourquoi avoir choisi live plutôt que Dj Set ?

Antigone : En réalité, jouer en live au sein de la formation Unforeseen Alliance m’a donné envie de développer cet aspect musical pour mon projet solo.

En Décembre nous recevions François X et il nous a dit que tu avais passé un « moment magique » à L’Ostra lors de ta venue l’année dernière… Qu’est-ce qui t’a le plus plu ?

Antigone : L’Ostra Club est certainement mon club préféré après Concrete… Le soundsystem est juste parfait et le public sait pourquoi il vient. Et par-dessus tout, le staff est très chaleureux et fournit un accueil d’une rareté exemplaire ! Cette date du 07 mai avec Kwartz était encore une fois excellente. L’énergie qui se dégageait du club était exceptionnelle. Et je dois avouer que Kwartz a encore une fois livré un set pointu !

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