Music

50 Best Albums of 2015

Comme chaque année, faisons le point sur ce qui a fait palpiter nos coeurs et nos oreilles avec ce best of des 50 meilleurs albums de 2015. Pop, électronique, hip-hop, indie... tous les styles y passent et le choix ne fut pas simple en vu du nombre d'excellents disques qui nous a été donné d'écouter cette année qui a vu le retour de beaucoup d'artistes tout comme l'émergence de nouveaux talents tout aussi intéressants. Voici selon nous ce qui s'est fait de mieux mais également ce qui a connu le plus de succès sur nos pages, avec une sélection dont l'ordre de classement importe peu, chaque album étant une véritable merveille dans son genre.

Jamie xx - In Colour
(Young Turks)

Le tout premier album de Jamie xx sonne comme LE meilleur album de l'année. Onze morceaux, onze joyaux musicaux avec du joli monde parmi lesquels son ami Romy de The xx, Oliver Sim ou encore Young Thug et Popcaan qui signent la meilleure collaboration de ce disque et sans nul doute l'un des meilleurs titres de l'année 2015. Il n'y a plus qu'à espérer qu'une suite soit prévu, ce sera dommage de s'arrêter en si bon chemin.

 

Jabberwocky - Lunar Lane
(Pain Surprise Records)

Attendu depuis maintenant plusieurs mois, le tout premier long format de Jabberwocky ne nous aura pas déçu. Outre l'énorme tube Photomaton, on y retrouve d'excellents morceaux à l'image de Ignition feat. Owlle, Maze ou de Fog et Erratum en collaboration avec la chanteuse Ana Zimmer, deux gros coups de coeur.

 

Florence + The Machine - How Big, How Blue, How Beautiful (Island Records)

Grand retour acclamé pour Florence and The Machine qui signe ici un excellent troisième album porté par des titres  vraiment géniaux. Il n'y a d'ailleurs pas que sur la musique que le groupe mené par Florence Welch a tout misé, on doit le succès de ce disque également à une série de six clips baptisée The Odyssey.

 

Disclosure - Caracal
(Island Records)

Après Settle, un premier album au succès planétaire, sortir un second disque n'est pas un exercice facile, mais le tandem Disclosure s'en sort parfaitement. Tout comme pour son prédécesseur tous les ingrédients sont là pour nous faire danser et les collaborations sont la force de ce disque dont on ne se lasse clairement pas.

 

Grimes - Art Angels
(4AD)

Chaque album de Grimes provoque un véritable raz-de-marée et celui-ci n'y aura pas échappé. Après trois longues années d'absence, enfin 2015 a sonné le retour de la chanteuse avec ce disque qu'on commençait à désespérer de découvrir. Une nouvelle histoire musicale totalement palpitante qui aura valu toute cette attente.

 

The Shoes - Chemicals
(Green United Music)

Très différent de ses deux prédécesseurs, le troisième album de The Shoes nous plonge dans un nouveau registre musical ultra palpitant avec toujours ce côté très sombre qu'on connait au duo rémois. Force particulière de ce disque, ses nombreuses collaborations avec des invités d'exception qu'on admire depuis longtemps.

 

Björk - Vulnicura
(One Little Indian)

Alors qu'elle vient de fêter ses 50ans, l'incontournable Björk ne montre pas un soupçon de fatigue en terme de créativité et son dernier album en est la preuve. Un neuvième disque qui renouvelle une fois de plus le style de la chanteuse avec des nouvelles expérimentations tant musicales que visuelles pour un résultat totalement hypnotisant.

 

Tame Impala - Currents
(Modular)

On pensait difficile de faire mieux que Lonerism et pourtant Tame Impala l'a fait avec Currents, qui est à notre sens l'un de leur meilleur album. Sur le thème de "devenir autre chose", ce disque aborde avec un nouveau souffle la pop psyché et dreamy qui fait le succès du groupe depuis 2007 et on espère que ça ne s'arrêtera pas en si bon chemin.

 

Empress Of - Me
(Terrible Records)

Introduit par les excellents Water Water et Kitty Kat, le tout premier album de la jeune américaine Empress Of nous conforte dans idée qu'elle fait partie de ces jeunes talents émergents dont on risque d'entendre beaucoup parler dans les années qui arrivent. Si vous n'en êtes pas convaincu, écoutez Me et vous n'aurez plus de doute à ce sujet.

 

Panda Bear - Panda Bear Meets the Grim Reaper
(Domino Records)

Valeur sûre de la pop-psyché américaine, Noah Lennox alias Panda Bear signe ici un album solo totalement génial qui laissera bientôt place au prochain disque de son groupe Animal Collective, annoncé pour 2016. En attendant, on se délecte encore et encore de ce long format aussi brillant qu'envoutant. La parfaite suite de Tomboy sorti en 2011 !

 

Beach House - Depression Cherry
(Bella Union)

Le duo Beach House a fait son retour en 2015 avec la sortie de deux albums brillamment réussis. Une préférence toute particulière pour Depression Cherry, cinquième disque du tandem, qui nous aura totalement envouté entre ses mélodies dream pop et ses références rock créant ainsi neuf titres inédits tous aussi entêtants les uns que les autres.

 

Sufjan Stevens - Carrie and Lowell
(Asthmatic Kitty Records)

Cinq ans après son dernier The Age Of Adz, Sufjan Stevens revient et signe avec Carrie and Lowell, l'un de ses meilleurs albums. Un sentiment confirmé en regardant les charts de 14 pays mais également le classement des médias spécialisés qui acclament ce disque, à l'exemple de Billboard, des Inrocks ou du très sérieux Pitchfork qui lui attribue l'excellente note de 9,3.

 

The Weeknd - Beauty Behind the Madness
(Republic Records)

2015, l'année de tous les records pour The Weeknd qui aura été révélé au grand public avec son nouvel album comprenant une multitude de pépites The Hills, Can't Feel My Face, Often... et même un tube de cinéma, la bande originale de 50 Shades of Grey, Earned It. Un succès mérité qu'on ne peut qu'applaudir en vue de sa grande qualité !

 

Shamir - Ratchet
(XL Recordings)

Le tout jeune Shamir aura été l'une des meilleures révélations de cette année et son premier album y est pour beaucoup. Un premier essaie ultra prometteur et très bien accueilli par les critiques et son public qui crée un véritable tournant dans la carrière du talentueux chanteur à la voix juvénile si particulière.

 

Hudson Mohawke - Lantern
(Warp Records)

Après six ans d'absence, Hudson Mohawke a fait son retour avec un second album solo encore plus génial que son tout premier. Le producteur membre du tandem TNGHT aura su nous rappeler avec son nouveau disque toute l'étendue de son talent et la complexité addictive de sa musique qui n'hésite pas à mélanger les genres.

 

Kehlani - You Should Be Here
(Kehlani)

Avec son nouvel album, la jeune et talentueuse Kehlani nous aura totalement fait tomber sous son charme. Audacieux et avant-gardiste, ce disque aux nuances de R&B se voit même nommé dans la catégorie des meilleurs albums urbains pour la prochaine édition 2016 des Grammy Awards, de quoi renforcer notre choix de l'inclure de ce top des meilleurs albums de l'année.

 

Kendrick Lamar - To Pimp a Butterfly
(Aftermath/Interscope)

Pour son second disque, le rappeur Kendrick Lamar aura mis les bouchés doubles pour nous proposer un disque ultra excitant qui n'aura pas déçu. En rupture avec ce que l'on connait, cet album sonne comme l'hymne d'un leader qui défend ses proches et ses convictions avec classe et intelligence, le tout sans entrer dans les stéréotypes du hip-hop. Un véritable génie qui évolue dans son temps !

 

Floating Points - Elaenia
(Pluto)

Après nous avoir fait rêver avec ses clips conceptuels, le producteur Floating Points a enfin libéré cette année son premier album. Un premier essaie plus que prometteur avec bon nombres de titres totalement géniaux et des collaborations tout aussi palpitantes donnant un double éclat à ce bijou musical de grande qualité qu'on s'écoutera encore et encore en boucle pendant longtemps.

 

Arca - Mutant
(Alejandro Ghersi /Mute)

Flexibilité et fluidité sont des termes qui reviennent très souvent quand on aborde le sujet du dernier album d'Arca, une merveille expérimentale ultra complexe dans laquelle on se plonge à corps perdu. Le producteur sort des normes et nous propose une fois de plus des mélodies organiques aussi captivantes qu'intrigantes et ce toujours avec une certaine grâce souvent incomprise.

 

Lower Dens - Escape From Evil
(Ribbon Music)

Surfant entre la lumière et les ténèbres, le nouvel album de Lower Dens est à la fois attirant et effrayant. Une divergence qui fait la force principale de ce disque porté par d'excellents morceaux tous très différents les uns des autres à l'image de Electric Current qui révèle une fraicheur mélodique à mille lieux du glacial I Am the Earth, Company.

 

Petite Noir - La Vie Est Belle / Life Is Beautiful
(Domino Records)

Découvert en 2012, le talentueux Petite Noir a enfin sorti son premier album au titre mi-français, mi-anglais. Un premier essaie très prometteur dans lequel il fusionne des styles que tout oppose comme l'afro-beat, la funk et la new-wave, lui donnant à la fois une certaine complexité et aussi une parfaite fluidité. Un album audacieux qui nous prouve la grandeur du talent de cet artiste promis à une belle carrière.

 

Julio Bashmore - Knockin' Boots
(Broadwalk Records)

Alors qu'on danse sur ses productions depuis quelques années, il aura fallu attendre 2015 pour découvrir le premier album de Julio Bashmore. Une attente mérité en vue de la qualité impressionnante de ce premier essaie qui vient dépoussiérer la house music telle qu'on la connaissait avec quelques nuances pop ultra excitante et parfaite pour vibrer sur le dancefloor.

 

Earl Sweatshirt - I Don't Like Shit, I Don't Go Outside (Columbia Records)

Outre son titre provocateur et sa pochette simpliste qu'on pourrait mal juger, le second album d'Earl Sweatshirt est sans nul doute son meilleur. Plus intimiste, le rappeur entreprend ici une introspection dans laquelle il n'hésite pas à dénoncer sans demie-mesure ce qui lui déplait, le tout sur fond de compositions simples mais totalement efficaces. 

 

CHVRCHES - Every Open Eye
(Vertigo/Capitol)

Le trio CHVRCHES nous aura totalement envouté avec son excellent premier album, un message d'amour céleste dont Every Open Eye en est la suite fidèle. On retrouve ainsi toute la force de ce premier opus avec de nouveaux morceaux aussi puissants qu'émouvants portés par des mélodies d'une beauté intense pour lesquelles il est dur de résister. Tentez l'expérience avec les singles Leave A Trace et Clearest Blue.

 

Roots Manuva - Bleeds
(Big Dada)

Retour explosif pour l'incontournable MC britannique Roots Manuva qui a sorti en 2015 son neuvième album studio après quatre longue années d'absence. Un disque tout en puissance qui prouve une fois de plus que le titan du rap anglais n'a rien perdu de son talent même face aux nouvelles générations qui bousculent les charts. 

Etienne de Crécy - Superdiscount 3
(A+LSO)

Troisième opus de sa série Superdiscount, le producteur français Etienne de Crécy signe ici l'un de ses meilleurs albums en compagnie de pointure du nom tel que Alex Gopher, Baxter Dury ou encore Kilo Kish venus apporter leur talent à ce projet qui nous aura fait danser toute l'année. Smile, Hashtag My Ass, You ou encore Night (Cut the Crap), une foule de tubes dont on ne se lassera jamais.

 

Django Django - Born Under Saturn
(Because Music)

Si leur premier album nous avait totalement convaincu, celui-ci ne fait que confirmer notre l'admiration pour Django Django, un groupe qui sait se démarquer avec des morceaux plus géniaux les uns que les autres. Un coup de coeur particulier tout de même pour Reflections, First Light et Shake and Tremble qui se démarquent grâce à leurs clips.

 

Shlohmo - Dark Red
(True Panther Sounds / Wedidit)

Le talentueux beatmaker et producteur californien Shlohmo a fait son retour cette année avec un nouvel album nommé Dark Red, petite merveille qui nous fait voyager dans de nouvelles expérimentations de la musique électronique avec beaucoup de références à la pop, au R&B ou encore au hip-hop. Tout ce qu'on aime !

 

Lapalux - Lustmore
(Brainfeeder)

On avait adoré son premier album Nostalchic. Deux ans après Lapalux revient avec un second long format tout aussi brillant qui nous plonge dans une foule de mélodies vibrantes, hypnotisantes, euphoriques et chimériques à l'images des excellents Closure feat. Szjerdene et Puzzle feat. Andreya Triana. Il nous tarde déjà de découvrir la suite.

 

Rone - Creatures
(InFiné)

Le talentueux producteur français Rone signe avec Creatures un excellent album douze titres qui nous emporte dans un rêve sur fond de mélodies électroniques monstrueusement envoutantes. Surprise non négligeable de ce très bon disque, des guests d'exception à l'exemple de François Marry et Etienne Daho pour ne citer qu'eux.

 

Purity Ring - Another Eternity
(4AD)

Le tandem canadien Purity Ring aura attendu trois ans pour nous proposer la suite de son premier album Shrines. Avec Another Eternity, le duo signe un retour plein de succès porté par des singles forts à l'image de Push Pull et Begin Again. Mention spéciale pour les magnifiques clips qui auront accompagné la sortie de ce disque.

 

Ratatat - Magnifique
(Because Music)

Il aura fallu attendre cinq longues années pour retrouver le duo new-yorkais Ratatat qui a sorti cette année son cinquième album studio comprenant 13 morceaux inédits et une reprise. Introduit par le magnifique Cream On Chrome, ce disque nous prouve une fois de plus que le groupe sait se renouveler et nous proposer des titres audacieux.

 

Superpoze - Opening
(Combien Mille Records)

Avec ce nouvel album, le jeune et talentueux producteur français nous plonge dans une nouveau voyage d'exploration musicale où électronique et pop sonnent en parfaite osmose. Intimiste, expérimental, poétique, rêveur, ce disque est une merveille qui nous prouve que la relève est belle et bien arrivée et qu'elle a toutes les qualités pour prendre les rênes.

 

Years & Years - Communion
(Polydor)

Depuis 2010, le groupe Years & Years en aura fait du chemin et avec son premier album, il signe un nouveau tournant dans sa carrière. Un succès énorme pour ce premier essaie porté notamment par un tube planétaire, l'excellent King (119 millions de plays sur Youtube) qui laisse place à douze autres morceaux tous aussi bons que ce dernier bien que moins connus.

 

Seinabo Sey - Pretend
(Universal Music)

Après nous avoir envouté avec plusieurs EPs, la chanteuse suédoise Seinabo Sey a enfin dévoilé son premier album et aucune déception. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de ses premiers morceaux, une pop nostalgique, des influences scrupuleusement choisies et surtout une voix en or dont on ne se lasse toujours pas.

 

Hot Chip - Why Make Sense?
(Domino Records)

Avec Why Make Sense? le groupe Hot Chip retourne aux sources d'une musique pop solaire pleine de joie et de sentiments positifs. Bien que plus adulte, ce sixième disque n'en reste pas moins séduisant avec des morceaux totalement géniaux à l'image de Huarache Lights dont le remix de Soulwax nous aura fait danser à bien des soirées.

 

Miguel - Wildheart
(RCA Records)

Le coup de chaud de l'année revient sans aucun doute à Miguel et à son nouvel album qui aura fait chavirer bien des coeurs. Avec l'excellent Wildheart, l'artiste nous plonge dans un univers mêlant R&B, nuances de soul, funk et beats électroniques, donnant ce côté très torride, conceptuel et sophistiqué à ce disque applaudi d'un 8,9 par Pitchfork.

 

Hurts - Surrender
(Sony Music)

Avec son troisième album Surrender, le duo anglais Hurts nous propulse une nouvelle fois dans un style pop plein d'émotions avec des mélodies aussi percutantes qu'émouvantes. Tantôt explosif, tantôt délicat, ce disque totalement envoutant nous prend aux tripes et ne nous lâche pas jusqu'à la dernière seconde grâce à d'excellents morceaux à l'image de Slow et Wish.

 

Toro Y Moi - Samantha
(Toro Y Moi)

Toro Y Moi ne se sera pas reposé un instant cette année en dévoilant pas un, mais deux nouveaux albums. Un coup de coeur tout particulier pour le second, Samantha, disque surprise de vingt morceaux dévoilé en exclusivité sur Youtube. Force de cet album, ses featuring parmi lesquelles ceux avec Rome Fortune, Washed Out ou Kool AD pour ne citer qu'eux.

 

Neon Indian - VEGA INTL. Night School
(Static Tongues)

Après quatre ans d'absence, le band mené avec brio par Alan Palomo Neon Indian a fait son retour en sortant son troisième album studio. Bien qu'il avait mis la barre très haute avec ses deux précédents, le groupe américain relève le défi de faire mieux et le résultat est là. Un disque qu'on adore et qu'on risque d'écouter pendant bien longtemps.

 

Autre Ne Veut - Age of Transparency (Downtown Records)

Le style de Autre Ne Veut n'est pas toujours facile à comprendre mais quand on creuse un peu en profondeur et qu'on se surprend à lâcher prise, dur de ne pas être séduit. La preuve avec son dernier album, une ode musicale tourmentée par des démons, qu'il met en image dans des mélodies expérimentales aussi poignantes qu'intrigantes accompagnées par de magnifiques clips.

 

Lana Del Rey - Honeymoon
(Polydor)

Son dernier album n'avait pas fait unanimité mais avec Honeymoon Lana Del Rey renoue avec le romantisme de ses premiers succès et nous propose une foule de ballades tantôt ténébreuses, nuptiales et langoureuses d'un autre temps qui colle parfaitement à l'ambiance de ses clips. Rêveries et romance, un album qui déclare sa flamme et nous fait chavirer avec un soupçon de nostalgie.

 

Unknown Mortal Orchestra - Multi-Love (Jagjaguwar)

Avec Multi-LoveUnknown Mortal Orchestra réinvente le psyché-funk à leur façon avec des morceaux modernes plus groovy et dansants qui s'éloignent de leur précédent album. Un renouveau séduisant qui mène le groupe vers des horizons musicaux où on voulait absolument les voir s'épanouir et c'est maintenant chose faite, sans aucune déception qui plus est.

 

Braids - Deep in the Iris
(Arbutus Records)

Le troisième album de Braids nous aura totalement envouté grâce à toutes les émotions dont il regorge. Très différent de leur précédent disque, Deep in the Iris marque un nouveau tournant dans l'empreinte musicale du groupe avec ici une musique plus délicate laissant au second plan les nuances électroniques pour mettre en avant des sons plus pures qui embellisent parfaitement en valeur les parties vocales.

 

LE1F - Riot Boi
(Terrible Records)

Devenu l'un des leaders du mouvement queer rap, LE1F change les règles du milieu hip-hop et nous livre avec Riot Boi sa vision du genre sans tabou ni langue de bois. Un premier album prometteur et plein de bonnes surprises qui nous laisse très positif quand à l'avenir du rappeur dont la côte ne cesse d'augmenter. Coup de coeur particulier pour Koi et Taxi.

 

Archy Marshall - A New Place 2 Drown (XL Recordings)

Pour son dernier album surprise, le jeune King Krule a lâché son alias le plus populaire pour en prendre un nouveau peu connu celui d'Archy Marshall. Très conceptuel ce disque de douze titres est accompagné d'un livre et d'un film, qui ont été co-produit par son frère Jack. Un projet familial dont l'excellent résultat nous aura mis une véritable claque pour finir cette année 2015 en beauté.

 

Thundercat - The Beyond / Where the Giants Roam (Brainfeeder)

Au rythme d'un album tous les deux ans, le prolifique Thundercat voit sa discographie s'étoffer cette année avec surement l'un des meilleurs disques qu'il ait sorti et ce n'est pas les spécialistes qui diront le contraire. Avec les années, l'artiste nous propose de nouveaux projets toujours mieux que les précédents, une chose rare qu'il faut souligné et  The Beyond / Where the Giants Roam en est la preuve.

 

Marina and the Diamonds - Froot
(Atlantic Records)

Nouveau délire musical coloré et acidulé, Froot le troisième album de Marina and the Diamonds aura connu un joli succès cette année. Luxuriante et complexe, dans ce disque, la pop de la chanteuse est en pleine mutation et s'envole vers de nouveaux horizons avec toujours cet équilibre fragile et cette retenue pour ne pas en faire trop qu'on apprécie vraiment.

 

Mac DeMarco - Another One
(Captured Tracks)

En constante tournée mondiale, Mac DeMarco nous aura tout de même fait le plaisir de sortir un excellent mini-album qui vient affiner sa signature musicale et étoffer sa discographie. Compositeur de grand talent, l'artiste nous propose ici huit mélodies désinvoltes et poignantes, signe d'une certaine prise de maturité qu'il tend à cacher derrière ses pitreries régulières qui l'amuse tant.

 

Ibeyi - Ibeyi
(XL Recordings)

Les soeurs franco-cubaines Ibeyi sont l'une des meilleures révélations féminines françaises de cette année. Avec leur premier album éponyme, on découvre avec beaucoup de plaisir l'univers électro-soul palpitant et passionné des deux filles qui alternent les chants en anglais et en Yorùbá avec une aisance et une force déconcertante.

To Top